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Votre bébé mange-t-il correctement ?

Introduction

Avoir, à l’âge adulte, une alimentation variée, équilibrée et qui respecte les grands équilibres métaboliques est primordial pour la santé et la longévité.  Mais pour en arriver là, bien du chemin sera à parcourir et bien des étapes seront à franchir pour un bébé qui vient tout juste d’arriver au monde. Manger est certes une nécessité pour l’organisme, mais bien au-delà de cet aspect, c’est l’éveil des cinq sens qui entre en scène… Place aux acteurs :

La vue écarquille les yeux, l’odorat pointe le bout de son nez, le goût en a l’eau à la bouche, l’ouïe tend les oreilles pour entendre les bruits de la cuisine et, enfin, le toucher embrasse à pleines mains ces nouveaux aliments. Et c’est à vous, en tant que parents, grands-parents, membres de la famille ou encore en tant qu’assistante maternelle, que revient la lourde tâche de faire connaître à ce petit être, toutes les merveilles gustatives que la nature nous offre.  Mais est-ce vraiment une lourde tâche à accomplir ? Ne serait-ce pas plutôt une véritable chance de pouvoir donner, sous une autre forme, tout l’amour que vous avez pour ce petit être ?

Comme tout apprentissage, le parcours est long et semé d’embûches mais au final, quand l’initiation est terminée et que les connaissances sont acquises, que de moments de bonheurs et de plaisirs partagés en perspective, autour d’une table composée de produits bruts, de saison, aux couleurs et aux parfums enivrants…

Les grands principes de la diversification alimentaire

Par définition, la diversification alimentaire est le passage d’une alimentation exclusivement lactée à une alimentation variée, proche de celle des adultes.  Mais comment savoir si bébé est prêt pour d’autres aliments que le lait maternel ou infantile ? Quel est l’âge véritablement recommandé et comment s’y prendre les premières fois ? Autant de questions que se posent tous les parents et toutes les personnes qui doivent nourrir un bébé.

1 – Le passage du lait aux purées : à quel âge ?

La question que tout le monde se pose désormais est : « À partir de quel âge un bébé peut-il consommer des aliments solides ?». En effet, cet âge ne cesse d’évoluer au fil des décennies et, comme pour le couchage de bébé sur le ventre, sur le côté ou sur le dos, tout le monde y va de son précieux conseil.

Côté défenseurs de l’allaitement maternel, la diversification alimentaire ne doit pas se faire avant 6 mois révolus. Côtés industriels de l’agro-alimentaire, c’est bien sûr à partir de 4 mois car deux mois de gagné chez un bébé, ce sont des milliers d’euros en plus pour eux !

Mais plus scientifiquement, que répondent les spécialistes qui ne sont en cheville avec aucun de ces gros industriels du premier âge ?

« Pas avant 6 mois » répondent-ils, sous peine de favoriser les allergies alimentaires car, jusqu’à cet âge, la seule solution c’est l’allaitement ou le biberon. Introduire des aliments solides trop tôt, c’est prendre le risque de favoriser des réactions auto-immunes et de provoquer des étouffements si bébé n’est pas prêt.

On considère aujourd’hui qu’il est préférable de ne pas introduire d’aliments solides avant 6 mois. Et parfois, il est même souhaitable d’attendre un peu plus afin que les capacités de déglutition et digestives globales du bébé soient optimales, tant au niveau de l’intestin que de son foie et son pancréas qui jouent tous les trois un rôle primordial.

2 – Comment savoir si bébé est prêt à recevoir une alimentation solide ?

Chaque enfant étant fondamentalement différent, c’est à vous de déterminer à partir de quel moment il sera prêt pour ses premières découvertes gustatives. Toutefois, vous pouvez vous fier à plusieurs signes extérieurs qui prouvent que bébé est certainement disposé à diversifier ses apports alimentaires. Repères :

  • Il a doublé son poids de naissance
  • Tient sa tête tout seul
  • Peut s’asseoir avec un soutien
  • Ferme la bouche sur une cuillère
  • Montre de l’intérêt quand il voit d’autres personnes manger
  • Ouvre la bouche ou tente de saisir votre fourchette

C’est qu’il est certainement prêt pour une alimentation solide

De même, si vous constatez qu’il a encore faim après la tétée ou le biberon ou qu’il se réveille en pleine nuit alors qu’il ne le faisait plus, vous pouvez dès à présent commencer à initier bébé à de nouvelles saveurs.

3 – Zoom sur les allergies alimentaires

Lorsqu’un membre de la famille proche (parent, frère, sœur) souffre d’allergie, il est important de mettre quelques règles d’or en place, et toujours avec l’accord de votre pédiatre ou de votre médecin généraliste, afin de limiter les risques d’allergies ou d’intolérances alimentaires :

                  – l’allaitement maternel devra être une priorité aussi longtemps que la maman le peut

                  – l’introduction d’aliments solides devra être faite à partir de 6 mois révolus et pas avant

                  – l’arachide devra être évitée aussi longtemps que possible, sous toutes ses formes

                  – certains aliments ne seront pas donnés à bébé avant son premier anniversaire : agrumes et fruits exotiques (dont le kiwi), céleri, poissons, crustacés, blanc d’œuf, fruits à coque.

Réussir la diversification aujourd’hui pour éviter les refus plus tard

Rappelons ici que la diversification alimentaire, qui commence à partir de 6 mois et qui dure environ jusqu’à la fin de la deuxième année, est une étape primordiale dans l’éducation nutritionnelle de l’enfant.  En effet, il faut varier au maximum l’alimentation de bébé jusqu’à ses 3 ans car ensuite une période de refus va s’installer. Avant, il est curieux de tout ; après, il devient méfiant. C’est ce que l’on appelle la période de « néophobie alimentaire ».

Ainsi, présenter à bébé un maximum de goûts et de saveurs dès le plus jeune âge va permettre de limiter les refus dans la petite enfance. C’est la raison pour laquelle je vous encourage à tenir un petit cahier alimentaire dès le début de la diversification pour qu’aucun aliment ne soit oublié et, surtout, pour les varier au maximum.

Pour plus de facilité, vous pourrez vous reporter à la fin de chaque chapitre où sont répertoriés les principaux aliments à ne pas oublier tout au long de cette diversification.

LA BASE DE L’ALIMENTATION : LE LAIT, TOUJOURS LE LAIT

                  – Le lait est indispensable

Le lait doit rester la base de l’alimentation de votre enfant. Donnez-lui au moins 500 ml de lait par jour (le vôtre ou un lait infantile “1er âge”). Puis, progressivement, supprimez un biberon ou une tétée, puis deux.

Lorsque votre petit a huit mois, donnez-lui quatre repas par jour, dont deux repas diversifiés (et pas plus) et deux tétées ou deux biberons de lait.

Lorsque votre bébé fait au moins un repas complet sans lait par jour, vous pouvez passer à un “lait 2e âge” (ou continuer l’allaitement).

                  – La “carie du biberon” : une menace pour la santé des bébés

L’utilisation du biberon lors de l’endormissement de l’enfant (ou son utilisation entre les tétées dans la journée) peut provoquer le développement de multiples caries très précoces dès l’apparition des premières dents.

Quand l’enfant s’endort avec son biberon, le lait, le jus de fruit ou la boisson sucrée demeure dans la bouche, laissant les dents de lait en contact avec le liquide sucré.

La salive, dont la production diminue pendant le sommeil, ne peut pas faire son travail de nettoyage des dents. Le processus carieux se développe rapidement : débutant par les incisives supérieures, il s’étend ensuite aux autres dents de lait. Les dents noircissent.

Elles sont fragilisées et se fracturent. Leur perte précoce a un retentissement sur la capacité de l’enfant à manger et des conséquences sur l’évolution des dents définitives.

INTRODUISEZ LES FÉCULENTS DANS L’ALIMENTATION DE VOTRE BÉBÉ

                  – Les farines infantiles

Il n’est plus recommandé de donner des farines infantiles à un bébé avant six mois. Cependant, si votre enfant est un “petit mangeur”, vous pouvez commencer à lui en proposer entre quatre et six mois (farines 1er âge sans gluten).

À partir de six mois, les farines peuvent être mélangées à un laitage ou à une soupe de légumes, en petites quantités. Elles lui fournissent de l’énergie.

                  – Les pâtes, les pommes de terre…

Dès que votre bébé a six mois, vous pouvez lui préparer des pommes de terre cuites à la vapeur, moulinées et mélangées à une soupe de légumes.

Pour les pâtes, le pain, la semoule de blé et les biscuits, votre bébé pourra les apprécier en quantité modérée quand il fêtera ses sept mois.

PEUT-ON UTILISER DES MATIÈRES GRASSES DANS LA PRÉPARATION DES PLATS ?

N’utilisez pas de matières grasses avant les six mois de votre bébé. Puis, privilégiez les matières grasses d’origine végétale (huile olive, colza) et évitez les fritures. Vous pouvez aussi ajouter au repas une noisette de beurre frais non cuit.

QUELQUES ASTUCES POUR UNE DIVERSIFICATION RÉUSSIE

La diversification est une période de transition parfois difficile à mettre en place. Voici quelques conseils :

                  – N’oubliez pas de mixer finement l’aliment proposé.

                  – Si votre enfant refuse un aliment, n’insistez pas et proposez-lui à nouveau le lendemain ou quelques jours après. Ses goûts évoluent.

                  – Variez les aliments et apprenez-lui à découvrir de nouvelles saveurs.

                  – Évitez tout conflit pendant le repas qui doit rester un moment d’échange et de plaisir.

                  – Respectez les horaires des repas et évitez le grignotage entre les repas.

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